| | Mercredi 7 aout 1996
Il fait à nouveau beau temps. Notre matinée est consacrée à de la farniente où nous nous permettons de prendre notre temps : réveil en douceur, bain, et petit déjeuner français. Nous partons en fin de matinée pour le quartier musulman vanté par le Lonely Planet. Nous avons l’impression de nous être fait « roulés » car rien ne diffère des ruelles qu’on a vu jusqu’à présent. Cependant des têtes non asiatiques, des devantures de magasins « muslin » nous aident à repérer enfin le début de ce quartier musulman. Martin, parti en éclaireur, nous guide vers « un salon de thé » ( sic ). Nous nous retrouvons devant une gargotte où des jeunes insistent pour que nous venions manger des chich kebab. On refuse mais sous la gentille pression nous acceptons de rentrer boire du thé qu’ils nous servent aussitôt dans des petits bols . Dalila est incommodée par l’odeur et l‘état du restaurant ne nous inspire pas confiance. Un monsieur avec une longue barbe blanche aspire des nouilles en faisant des grands slurps. Le jeune serveur, très souriant, insiste encore une fois pour que l’on mange. Nous restons sur notre position et nous voulons payer le thé, ce qui le plonge dans un abîme de perplexité . Aucun de nous n’arrive à se faire comprendre. Pour clore la discussion , nous acceptons à contre cœur de manger chacun une brochette . Notre commande ne semble pas les satisfaire . Un autre type, à l’air beaucoup moins engageant , nous propose de manger quelque chose, mais nous ne comprenons toujours rien à ce qu’il nous dit. Je me dévoue pour le suivre en cuisine où il me montre des pâtes en train de cuire. Je passe commande d’un plat pour que nous puissions enfin manger. Au final nous nous régalons pour pas cher, et nous commandons même des brochettes supplémentaires.
Des gens rentrent pour nous regarder manger, un mouton bêle devant le magasin. On voulait du typique, on est servi : des mouches à profusion, un cafard se déplaçant au plafond, un cafard au pied de la chaise de Martin. | |