| | 18 h : nous retrouvons Yang à l’hôpital. Nous prenons tous le taxi jusqu’à son chez-lui. Nous arrivons dans un hutong, quartier de ruelles et d'habitations typiques situées dans des cours carrées. Le logement que Yang occupe avec sa femme est tout petit. : à l’entrée on trouve tout de suite une cuisine de 5 m2, puis on débouche sur une pièce de 15 m2 environ faisant office de chambre et salle à manger. L’ameublement est très sommaire. Nous n’avons pas vu la salle de bain mais nous présumons que les toilettes sont à l’extérieur. Décidément le niveau de vie des médecins de Chine n’a rien à voir avec celui en France. Yang paye un loyer de 190 yuans (19 euros) pour un salaire de 1000 yuans ( 100 euros pour un médecin chirurgien). Nous sortons fumer une cigarette : les voisins de la cour sortent tous de chez eux et nous regardent amusés. Avec un grand sourire, un monsieur nous indique avec un anglais très approximatif ( mais nous soulignons l’effort) le nom des arbres dans la cour. Nous faisons une séance photo, la famille de trois générations pose très gentiment.
En apéritif, Yang nous sert un délicieux jus de mangue. Il a vraiment préparé un festin de roi et prépare devant nous certains plats.
Gao Shan nous rejoint avec des photos prise lors du Summer Palace et nous les offre. En plus il nous donne un montage fait avec son ordi.
Yang a fini de préparer le repas et nous présente pas moins de 9 plats :
du jarret de porc - de la pomme de terre douce râpée - des œufs de caille fumés un genre de flan au légumes - des lamelles de poivrons grillés
des brochettes de mouton et de poulet ( notre péché mignon des 3 semaines) – de l’aubergine – un délicieux plat de porc épicé – des raviolis chinois achetés ( spécialité de la Région de Pekin)
Pour arroser le tout nous buvons de la bière chinoise (même Dalila qui n’est pas fan de bière en a bu et a apprécié). Yang a même acheté pour l’occasion du vin blanc chinois « The Great Wall » qui dit-il est réputé en Chine ... nous sommes touchés de l’attention . Il a tellement peu l’habitude de boire du vin qu’il n’est pas équipé pour, et il doit se servir d’un minuscule tir bouchon gadget pour ouvrir la bouteille.
Le vin se boit bien et le repas est très convivial. Je réussis même à prendre une photo de face de notre hôte sans qu’il pose ( les chinois ont toujours du mal à être naturel quand on les prend en photo)
Cette soirée restera un des souvenirs marquants de notre voyage. On voulait de l’immersion dans la population chinoise, on est servi même si nous ne sommes pas dupe, nous savons que ce n’est pas révélateur de la pauvreté économique du pays.
Le repas était délicieux mais au retour, à l’hôtel, Martin est pris de diarrhées. On l’attribue plus à la fatigue et à son ambitieuse gourmandise d'autant plus que Dalila et moi digérons très bien. SOMMAIRE
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