CHAOS SUR L'A31
Lecteur, je tiens , à travers ce billet, à apporter mon humble témoignage sur ce qui s'est passé dans la nuit de mardi 26 à mercredi 27 décembre 2005 sur l'autoroute A 31 près de Nancy.
Après avoir passé les fêtes de Noel dans ma belle-famille, en Normandie, nous avons pris la route mardi matin pour retourner dans mon Alsace natale. Alors qu'habituellement nous mettons 10 heures pour arriver à bon port (pauses comprises), nous avons mis 17 heures 30. Nous avons effectivement mis 7 heures 30 minutes pour faire 10 kilomètres entre 18 heures et 1 h 30 sur l'A31 dans la portion Toul Nancy. La cause de ce chaos : un surcroit de neige qui a empêché les camions de circuler normalement sur cette portion d'autoroute (avec de nombreuses descentes et montées pentues) et une désorganisation des services routiers de la Meurthe et Moselle, incapable d'anticiper cette neige et les conséquences (la neige est tombée en début d'après-midi et les autorités auraient du empecher les camions d'entrer sur l'autoroute)
Les piles de notre appareil photos étant déchargées, nous n'avons hélas pu prendre que très peu de photos significatives.
Je n'avais jamais vu autant de camions que ce soir là (des centaines). Le problème essentiel : le froid (- 4 °) et l'absence d'informations sur la durée de l'attente à venir. Les secours peinaient à arriver, eux aussi victimes de l'immobilisation.
Comme nous n'avions pas à manger pour le soir, nous avons pris une sortie indiquées pour rejoindre unesalle des fêtes transformées en lieux d'accueil et de secours. Nous y avons mangé des gateaux et bu un café chaud mais nous n'y sommes pas restés malgré l'insistance des hôtes qui nous déconseillaient de repartir. Les secours de la Croix Rouge devaient arriver avec casses-croutes et couvertures mais personne ne pouvaient dire vers quelle heure ils allaient venir.
Après 5 minutes de route à 60 km (quelle sensation de vitesse
) nous n'avions pas d'autres choix que de nous retrouver dans la gueule du loup.
Au final nous sommes rentrés à la maison à 4 du matin (en partant , je te le rappelle, lecteur, vers 8 h 30 du matin, la veille). D'autres ont eu moins de chance : ils ont passé toute la nuit sur l'autoroute.
Notre chance ? : l'arrivée d'une voiture de police qui aussitôt s'est frayée un chemin entre les voitures et les camions... et surtout mon homme qui a saisi cette opportunité pour filer le train aux policiers et grâce sa dextérité il a su se faufiler dans les etroits passages laissés provisoirement par les véhicules qui bougeaient pour la voiture de police. (il a slalomé une bonne vingtaine de minutes).
Nos enfants ont été géniaux et ont vécu sereinement ces péripéties malgré la fatigue et le froid. Ils ont pu profiter de cours de conduite. 
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