PETITE LECON CYNIQUE DE CAPITALISME
Une action, comment ça marche ?
Une action se nourrit de la sueur de travailleurs qu’elle transforme en graisse de capitalisme, c’est à dire que plus le travailleur transpire, plus l’actionnaire grossit.
Malheureusement, parfois la sueur du travailleur n’est plus assez nourrissante. Alors, l’action tombe malade. On appelle cette maladie : la conjoncture défavorable. Elle est terrible, cette maladie. Tout le monde la craint.
Lorsqu’une action est malade, on la met sous perfusion avec un plan de licenciement et, très vite, l’action retrouve des couleurs.
Le plan de licenciement, c’est la chimio des actions lorsqu’elles souffrent de conjoncture défavorable.
Mais il arrive que ce ne soit pas suffisant. Car parfois, après un plan de licenciement, l’action fait un rejet de la sueur des travailleurs français, alors, pour la sauver, il faut lui administrer d’urgence une bonne délocalisation, et la nourrir de sueur d’enfants thaïlandais.
Les actions raffolent de la sueur d’enfants asiatiques.
( Guy CARLIER, extrait de « lettre à l’action de TF1 » 11 juin 2002 p.251-252 de « J’vous ai apporté mes radios » Editions Pocket)