LE FESTIN DE BABETH
Lecteur, pour ce billet du jour, je souhaite te parler d'un petit bijou cinématographique qui va être diffusé demain, jeudi 23 mars à 20h 50 sur ARTE. Je te le recommande chaudement.
je tiens toutefois à te prévenir de plusieurs choses, pour éviter toutes déceptions :
-si tu es fan de la trilogie « Taxi », et un effrené du joystick, tu seras sans doute dérouté par le rythme très lent du film, mais un peu de douceur et de lenteur dans ce monde stressé et speedé te fera le plus grand bien.
- si tu es un inconditionnel des films de Jean-Claude Vandamne ou Christophe Lambert, le scénario devrait te convenir, car l'histoire est assez simple, quoique la profondeur des personnages te rendra perplexe mais un peu de gymnastique cérébrale te fera le plus grand bien !
- si tu es allergique aux films en VO, essaies de passer outre tes réticences, au bout de 10 minutes, on s'habitue vite à l'exercice et cela donne l'avantage de profiter des accents et intonations originelles et et l'accent à la française de Babeth rajoute au typisme du film.
Je mets fin à cette petite aparté en reparlant du film : Il a été réalisé par Gabriel Axel en 1987 et son personnage principal est Babeth, interprètée par Stéphane Audran.
Le scénario a été tiré d'un roman de Karen Blixen( elle a également écrit « La ferme africaine » adapté au cinéma sous le nom d' « Out of Africa »). Le film raconte le diner à la française, offert par une servante à ses patrons en guise de cadeau d'adieu.

Babeth est une française qui fuit la répression de la Commune en 1871. Elle trouve refuge comme servante au Danemark, au service de deux vieilles soeurs célibataires, luthériennes très pieuses et pauvres. 
Jouant chaque année à la Loterie en France, Babeth continuera de la faire dans son exil grâce à un proche resté au pays. Elle travaillera auprès de ces deux dames, pendant 14 ans, et un jour elle gagne le gros lot, 10 000 francs (une fortune pour l'époque). Cette somme va lui permettre de retourner en France mais avant de partir, elle veut marquer son départ en cuisinant pour 12 convives, ses patronnes et leurs invités , à l'occasion du centième anniversaire (posthume) du vénéré père des deux grenouilles de bénitier, qui fut pasteur.


Qu'est-ce qui m'a séduite dans ce film : c'est un vrai conte gastronomique en images , où les préparatifs du banquet et la succession des plats, aux noms enchanteurs, font saliver.
-« Chocolat » avec Juliette Binoche qui reprend le thème de l'opposition gourmandises/foi religieuse exacerbée
- « Breaking the waves » Une histoire d'amour au delà de ses limites d'une jeune femme naive et pieuse dans un village de la Côte Ouest de l'Ecosse,où la religion a un poids très important dans cette communauté luthérienne.
La fiche du film
Les recettes du film
Article évoquant "le festin de Babeth"et de "Chocolat" (merci Annie)