PEKIN 7 (périple hospitalier)

Publié le par SEMIRAMIS


 
                

Dimanche 28 juillet 1996

18 h 50 réveil, trop tard pour prendre le petit déjeuner de l’hôtel. On se substante avec ce qu’on a sous la main : biscuits miel-sarrasin et barres de céréales.
Comme Dalila a toujours son pied enflé et douloureux, nous partons en taxi, pour trouver l’hôpital, conseillé par la réceptionniste de l’hôtel. Cette précieuse information fut obtenue avec peine : notre hôtel semble avoir été créé avec des capitaux japonais. Nous devions faire partie des 5 % de résidents non asiatiques et le personnel ne parlant que chinois et un anglais très baragouiné doit trembler chaque fois qu’on leur demande quelque chose).
Nous tombons finalement sur un hosto tristounet, sale et pauvre avec une odeur désagréable. Deux infirmières et un médecin ne parlant pas l’anglais, nous accueillent surpris comme si nous leur demandions de nous réparer notre tronçonneuse. Le médecin regarde de loin le pied de Dalila ne sachant pas quoi faire. Ils nous orientent vers un autre hôpital. On sent que ça va encore être galère pour trouver cette clinique, mais une Chinoise venue consulter dans cet hôpital nous propose gentiment de nous indiquer le chemin et prend avec nous le taxi. C’est la première manifestation de la gentillesse des Pékinois.

Le deuxième établissement hospitalier nous offre une autre ambiance : clean et plus équipé. Deux infirmières nous accueillent avec quelques mots anglais. Un médecin arrive. Il est sympathique et nous arrivons à nous comprendre mais que c’est dur d’expliquer en anglais avec précision ce qu’a Dalila surtout que les antibiotiques et les crèmes décongestionnantes ( on ne sait pas traduire ces mots) n’ont aucun effet.
Le médecin demande qu’une prise de sang soit faite : le spectre de la seringue usagée nous taraude .
Dalila panique quand elle voit l’infirmière amener un tube et une sorte de cutter destiné à lui inciser le doigt pour recueillir à même le tube quelques gouttes de sang . Nous sommes quelque peu rassurés quand nous voyons la lame usagée atterrir à la poubelle. Dalila se promet de faire le faire le test du sida dans trois mois, au cas où .

SOMMAIRE

Publié dans Mes aventures à PEKIN

Commenter cet article

missmio 30/05/2006 15:42

Je n'aurais pas voulu être à sa place!! Leurs blouses n'étaient pas macculés de sang!!?

doctole 07/02/2006 06:38

Aujourd’hui,juste le temps de vous faire un petit coucou avant d’aller voir mes parents ! Bises et à demain ! Quelle mémoire ! Enfin de telles aventures ne s'oublient pas !

Brod 05/02/2006 18:09

Voilà des vacances qui débutaient bien !!

Bool 05/02/2006 10:59

Hum... en effet tout cela n'a pas dû être bien rassurant pour vous...Votre périple début bien !Bises,Bool