La came de mes gamins, le soir, c'est les histoires
et les chansons, récompenses d'une journée
qui s'est bien passée.
Depuis trois jours je les berce d'un peu de culture dialectophone (lecteur, au cas où tu ne le saurais pas encore, je suis alsacienne
)
Je comprend l'alsacien basique, j'en parle quelques bribes. Sans être une dialectophile acharnée, je me délecte de la lecture de"Rimes et comptines des enfants d'Alsace"(Elsässischi Kinderreimle)" des Editions du Bastberg.
Pourquoi je te parle de ça aujourd'hui, tout simplement parce qu'on m'a proposé hier de faire un poème sur les 4 saisons.
Je m'en sens incapable. Mais pour détourné le défi, je vais vous faire découvrir un poème alsacien (avec son
adaptation en français). J'espère que les auteurs Marguerite Knipper et Christophe Carmona ne s'offusqueront pas de l'emprunt.
In de grosse Apfelbaim
Huckt de Wind Un will nimm Heim
Hielt in einem furt
Bis es Winter wird
In de grosse Kirschebaim
Isch a Amselparel d'heim
Singt in einem furt
Bis es Friehjohr wurd
In de grosse Birabaim
Streckt de Daa die lange Bein
Als in einem furt
Bis es Summer wurd
In de grosse Keschtebaim
Will de Mohler nimmi heim
Benselt in einem furt
Bis es Spotjohr wurd
Ce qui va suivre n'est pas une traduction littérale mais une approche en français de l'esprit du texte .
Dans les grands pommiers du verger
Le vent installe ses quartiers
Il pleure sans rime ni raison
Jusqu'à la saison froide
Dans les cerisiers du verger
Vit un couple de merles noirs
Il chante sans jamais s'arrêter
Le printemps nait de toutes part
Dans les grands poiriers du verger
Le jour allonge ses longues jambes
Qui se déploient comme des hampes
Jusqu'à la Saint-Jean d'été
Dans les marronniers de l'allée
Le peintre étale ses couleurs
Il peint sans jamais s'arreter
L'automne est né : quelle splendeur !
A Nicolas de continuer la chaine avec un poème en japonais
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